Nous voulons tous le meilleur pour nos chevaux, et cela passe souvent par l’envie de bien les nourrir. Pourtant, l’offre
industrielle moderne s’est profondément éloignée des besoins réels de leur système digestif. Aujourd’hui, la science tire
la sonnette d’alarme sur un composant omniprésent : les glucides non structurels (GNS).
Pourquoi l’assiette de votre cheval mérite-t-elle toute votre attention, et quel est l’impact réel de ces sucres cachés sur sa
santé et ses pieds ? Un décryptage s’impose.
Pour faire simple, les glucides d’un aliment se divisent en deux grandes catégories :
Le cheval est un herbivore strict conçu pour digérer des fibres pauvres tout au long de la journée. Son organisme n’est
tout simplement pas armé pour assimiler de fortes concentrations de GNS.
Lorsqu’un cheval ingère trop de sucres et d’amidon, son système digestif sature. Les conséquences se font rapidement
sentir à l’échelle de tout son corps :
En podologie et en nutrition, on sait désormais que le sabot est le miroir direct du métabolisme. L’excès de glucides non
structurels attaque la structure même du pied de deux manières :
Les recherches cliniques ont démontré que l’hyperinsulinémie (un taux d’insuline trop élevé dans le sang dû aux
GNS) est le déclencheur principal de la fourbure. Les toxines issues de la mort de la flore intestinale et les
dérèglements vasculaires détruisent les lamelles qui lient la phalange à la boîte cornée. C’est une urgence
douloureuse qui compromet durablement la locomotion.
Même sans aller jusqu’à la fourbure aiguë, un cheval nourri avec trop de GNS aura une qualité de corne
médiocre. Le métabolisme perturbé affaiblit la production de kératine.
On observe alors :
Repenser l’alimentation de son cheval n’est pas une option, c’est la base de sa santé globale et locomotrice. Pour
protéger votre compagnon, quelques règles simples s’appliquent :
Nourrir son cheval avec logique et respect de sa physiologie, c’est s’assurer d’avoir un partenaire bien dans ses
membres, bien dans sa tête, et solide sur ses pieds.
Pour mieux comprendre cette approche globale, vous pouvez consulter les pages
l’équilibre nutritionnel,
la podologie équine et
mon approche.
Dr. Eleanor Kellon (VMD) – Spécialiste de la nutrition et des troubles métaboliques équins (SME/IR).
Dr. Chris Pollitt (University of Queensland) – Recherches sur la physiologie du tissu lamellaire et les déclencheurs de la
fourbure.
Geor, R. J., Harris, P., & Coenen, M. – « Equine Applied and Clinical Nutrition » (Ouvrage scientifique de référence sur les
glucides et le métabolisme).
Ressource complémentaire :
Institut français du cheval et de l’équitation : adapter la ration du cheval
.
Les glucides non structurels sont importants en alimentation équine parce qu’ils regroupent les sucres simples et l’amidon. En excès, ils peuvent perturber le microbiote, favoriser les dérèglements métaboliques et fragiliser la santé des sabots.
Le lien entre alimentation équine et santé des sabots est direct : un excès de sucres ou d’amidon peut perturber le métabolisme du cheval, favoriser la sensibilité du pied, fragiliser la corne et augmenter le risque de fourbure métabolique.
Pour toute demande d’accompagnement, vous pouvez contacter Chloé Bes via la page
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